ELINKINE/COUPURES INTEMPESTIVES D’ELECTRICITE : LES POPUPALTIONS FACE A L’INQUIETUDE

Reportage

Ayant longtemps rêvé cette ressource naturelle incontournable pour le développement économique qui a finalement fait « irruption » en 2017, sortant le village d’une grande pénombre, l’électricité fait défaut ces mois derniers à Elinkine à cause des coupures intempestives notées dans cette presqu’ile qui regorge d’énormes potentielles économiques maritimes.

Des coupures qui rendent difficile la pêche pour la conservation des poissons en mer

« C’est très difficile pour nous pêcheurs. Nous pêchons du poisson et nous ne parvenons pas à avoir de la glace pour la conservation au froid. Avec ces coupures, tous nos poissons pourrissent et nous ne pouvons pas continuer notre activité alors que la pêche et l’unique activité pour nous. Donc sans la glace, notre activité freine », signale Seyny Ndiaye, jeune pêcheur à Elinkine.

Une situation qui rend aussi difficile la préparation de la fête de l’Aïd El Kébir(Tabaski) pour ces pères de familles

« Avec la Tabaski qui s’approche, la pêche est le seul moyen qui nous permet de gagner et de pouvoir se préparer .Depuis plus d’un mois nous n’avons pas d’électricité.Imaginez-vous avec ces coupures comment peut-on aller en mer ? S’il n’y a pas de courant ne nous pas pêcher. La fête de tabaski sera compliquée pour nous en tant que soutiens de famille », ajoute le jeune Seyny.

Du côté de la nouvelle boulangerie moderne, des dégâts matériels énormes avec des pertes inestimables

« Vraiment nous regrettons ces coupures. Ces temps -ci nous avons perdu six sacs de farine que nous avons déjà pétris. Si nous faisons l’estimation combien cela nous revient. Notre activité est au ralenti ces derniers jours, nous ne pouvons pas faire la livraison complète », nous renseigne avec tristesse Ousmane Camara, employé à la nouvelle boulangerie du village. « Pire, nous avons eu un de nos four qui a été endommagé par ces coupures. Donc aujourd’hui il y’a notre chiffre d’affaire qui peut baisser avant qu’on ne le répare », continue toujours sa narration.

Même son de cloche chez les travailleurs de papiers.

Des journées parfois difficiles pour ces gérants de multi service. Des travailleurs qui ne savent plus à quel saint se vouer.

« Parfois nous pouvons rester jusqu’à deux ou trois jours sans travailler pour faute de courant. Les clients nous envahissent à tout moment et nous ne pouvons pas les satisfaire indépendant de notre volonté », se lamente avec un air triste Agnès Sarr, gérante d’un multi service à Elinkine. « Dans la journée parfois quand je fais la caisse le montant enregistré ne peut même pas faire la moitié de la moyenne d’un versement journalier. Nous ne pouvons pas comprendre ces coupures qui datent depuis le début de l’hivernage. Me voilà que toutes mes machines sont en panne. Il suffit que la pluie menace ou que quelques gouttes tombent, nous pouvons rester plus de vingt-quatre heures sans électricité », continue toujours Agnès.

Pour ce jeune à la vingtaine trouvé dans son lieu de service, une salle calme presque vide de clients seuls quelques petits garçons qui jouent au « baby foot », des machines en pause, la situation est toujours inquiétante. « Ces coupures nous empêchent de travailler avec des machines. Vous savez quand on est gérant de multi service, on ne peut pas fonctionner sans courant. Si nous faisons une comparaison avec les mois précédents avant ces coupures, il y a un grand gap avec ces moment-ci. Il y a même certaines de nos machines qui sont en panne car elles ont subi une masse électrique », relate Ibrahima Ndong, gérant de multi service à Elinkine.

En ces derniers mois, certaines activités économiques connaissent une baisse à Elinkine due à des coupures récurrentes d’électricité. Une situation que déplorent ces acteurs économique qui exigent un rétablissement pérenne d’électricité sans perturbation.

Par Moro Junior Dahaba.



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