Gambie/Goundiour/ Une Zone De pêche Face A Une Menace D’Erosion Côtière.

Goundiour, une petite ville gambienne à potentiel économique dont la pêche est la principale activité à part le tourisme et non loin de la division de Kombo Birkama au Sud fait face à des menaces d’érosion côtières par des camions transporteurs de sable creusé des carrières pour des besoins de construction.

Une ville cosmopolite avec ses habitants qui s’activent principalement à la pêche et à la transformation de poissons.

A cela, s’ajoute une autre activité parallèle, celle du transport de sable creusé des carrières. Une activité très rentable dans cette zone par des propriétaires de camions bennes.

Ce sable tiré d’une zone non loin de l’Océan Atlantique à 1 Km environ destination en vente dans les régions comme Serrekunda, Brikama, Banjul etc...Une zone remplie de bande de sable qui constitue une barrière entre l’Océan et cette petite localité, construite par la nature en forme de montagne verticale. Vu l’exploitation abusive par ces chauffeurs depuis des années, la localité fait face à une menace d’érosion côtière avec l’avancée de la mer. Une telle avancée qui a pour impacte la disparition de la flore avec la tombée des palmiers et toute autre végétation se trouvant sur cette belle zone riche également en verdure.

Un endroit qui, jadis marquait une beauté splendide avec une végétation luxuriante, une forêt de toutes sortes d’arbres et d’animaux .Un air purement naturel qui se dégageait sur ce lieu si naturel que tout le monde admirait.

L’action de l’homme changea les choses d’un coup brusque, de paradis en enfer.

Une zone qui devient de plus en plus désertique à cause de l’exploitation abusive du sable avec une vitesse croisière. Du sable extrait dans une bande entre l’océan et la terre ferme, laissant des trous béants. Plus ces camionneurs continuent à exploiter plus la zone descend créant l’avancée de l’eau dans la terre en profondeur mais surtout de l’eau de pluie qui remplit ces cuvettes. Des habitations sous menace de disparition à la longue avec l’avancée de l’eau.

Une zone qui devient aride, sèche. Des animaux comme les crocodiles qui montent en surface. Une occasion pour les femmes maraîchères et bucherons de ce lieu de faire naitre de nouvelles activités économiques parallèles à celle de l’exploitation du sable. Il s’agit du maraîchage irrigué à partir de l’eau des carrières remplies par la pluie pendant l’hivernage et les jeunes qui transforment les arbres tombés en charbon de bois.

Des conséquences plus que désastreuses pour la survie de l’homme avec la disparition de la flore, une belle végétation qui décorait ce lieu au profit du sable. Une aire qui devient dépourvue de ses animaux à la recherche d’abris à cause de l’action humaine. Un danger également pour cette population, un lieu qui devient l’hôte de toutes sortes d’animaux

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La recherche de l’intérêt personnel pourra t-il faire avancer une communauté si chacun réfléchit sur ses propres profits. Une question qu’ Adama Barrow et son équipe doivent mettre sur la table pour voir comment mettre une barrière à ces trois communautés d’exploitants ,les camionneurs, les maraîchères et les bucherons pour restaurer une forêt riche en toutes sortes d’espèces végétales et animales mais aussi comment trouver à ces derniers un gagne pain pour une éradication définitive de cette exploitation de sable qui en est la principale cause.

Moro Junior Dahaba.




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