IEF/OUSSOUY : LE CEM ELINKINE BIENTOT UNE AUTONOMISATION FINACIERE DES ELEVES

Né il y a trois ans, en 2018, le projet APTE/Sénégal (Amélioration des Performances de Travail et d’Entreprenariat au Sénégal) est un projet qui initie les jeunes apprenants du moyen à l’entreprenariat. Un programme qui a d’abord démarré avec une formation des enseignants dans les différents modules à dérouler avec ces potaches dans les écoles.

Une école dévouée pour le bien être de ses potaches

Comme dit le célèbre auteur Pierre Corneille « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». Pour mettre en œuvre une telle affirmation, les potaches du CEM Elinkine dans l’IEF d’Oussouye et leurs encadreurs, tous membres de cedit projet passent à l’acte pour mettre en pratique les connaissances qu’ils ont acquises avec leurs différents enseignants ayant subi des formations dans l’entreprenariat. Un programme financé par le bailleur Américain qui vise à insérer les enseignements des modules liés à l’entreprenariat aux apprenants.

Un combat scolaire vers une autonomisation financière

Pour la concrétisation dudit programme, l’établissement et ses apprenants aménagent une grande aire agricole derrière les classes de leur nouvelle école du projet ‘’matching ‘’, construite par les Américains à hauteur de 100 millions de francs CFA. Dans cet espace, 35 pieds de bananes et 50 pieds de papaye ont été plantés, estimés à une valeur de 35000F .Un projet qui facilite dans un court terme à venir une autonomisation financière des apprenants dans plusieurs domaines. Une activité à laquelle se réjouit le chef d’établissement, Bienvenu Senghor « Nous avons une grande satisfaction avec le projet WAMY qui, aujourd’hui nous a permis d’exploiter la terre avec notre activité d’agriculture avec une bananeraie et des papayers et aussi le maraichage car aujourd’hui certains élèves ne peuvent pas faire un cycle long. Ce projet permettra une autonomisation financière de nos apprenants mais aussi à apprendre une certaine technique sur le maraichage et l’agriculture. La vente de ces produits permettra à nos apprenants de s’acheter des fournitures », a fait savoir le patron dudit établissement. Un espace qui devient vert et qui attire les apprenants regroupés par classe pour des activités d’arrosage à partir du forage.Des élèves motivés chaque matin avant le démarrage des enseignements apprentissage faisant les cent pas entre la cuvette du forage toujours remplie d’eau pour ces premières irrigations matinales. Des équipes sous le contrôle du surveillant de zone.

Un partenaire au service de la société

Pour rappel cette entreprise agricole scolaire est issue de la formation en entreprenariat que les enseignants APTE de cet établissements ont subie avant de les transmettre aux apprenants enrôlés dans ce programme et surtout avec l’appui du brave partenaire Saoudien WAMY (World Assembly of Muslim Youth) qui vient en aide aux couches les plus démunies mais aussi appuyer les établissements scolaires et sanitaires en eau. Un partenaire qui facilite aujourd’hui à ces potages dans leur entreprise l’irrigation de ces arbres fruitiers que sont les bananiers et les papayers à travers le mini forage construit à hauteur de 1700.000F CFA au sein de l’établissement avec moyennant une somme forfaitaire de 200.000F CFA en guise de contribution de la part de l’établissement pour la prise en charge des ouvriers. Un partenaire qui continue toujours à œuvrer dans le social pour un développement durable. « De toute façon, nous les écoutons avec leurs besoins et leurs demandes qu’ils nous écrivent. En voulant d’autres projets encore auxquels nous pouvons intervenir, nous le ferons », a laissé entendre Oustaz Ibrahima Fall, représentant de l’ONG WAMY en Casamance.

Un long processus d’innovation

Une école qui a longtemps cheminé dans un grand calvaire avec des abris provisoires qui se multiplient chaque année ni électricité ni une eau potable de qualité, seul un petit puits construit à ciel ouvert non profond qui sert de boisson. Des enfants qui y jettent toute sorte de débris. ‘Tant qu’il y a vie, l’espoir est toujours permis’, cela vient d’un adage. Les choses changent mais souvent avec des éléments qui riment. C’est grâce à ce grand monsieur dont le nom rime avec l’accueil chaleureux que lui offre la population, ‘‘soyez le bienvenu.’’ Ce monsieur du nom de Bienvenu Senghor, principal dudit collège qui œuvre pour la bonne marche de cette entreprise de premier développement d’une nation. Ses luttes ont beaucoup amélioré la vie de l’établissement par la recherche de partenaires et surtout celui qui est source de vie. C’est grâce à ses démarches que l’école consomme cette eau de qualité issue de ce mini forage qui donne aujourd’hui cette entreprise de verdure de bananes et de papayes et sort surtout l’école des ténèbres dans lesquels elle sombrait.

En ce vingt - unième siècle où le monde cherche à sortir des ténèbres sans aucun appui, et se tenir sur le chemin du développement, le CEM Elinkine est sur l’une de ces mêmes chemins pour une autonomisation financière de l’établissement pour un enseignement de qualité à ses apprenants sans aucun handicap financier pouvant freiner ces derniers.

Moro Junior Dahaba.




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