IEF/OUSSOUYE : COUTEAUX TIRES ENTRE AUTORITES ACADEMIQUES ET ENSEIGNANTS

C’est partie en ce début de semaine du Lundi 07 Juin au Mercredi 09, une formation de trois jours dans les différents établissements ciblés de l’inspection de l’Education et de la Formation d’Oussouye(IEF) qui regroupe les enseignants de l’élémentaire et du moyen .Une formation qui vise à améliorer la qualité du système éducatif sénégalais à travers ses bailleurs USAID Passerelles déroulée par l’Etat du Sénégal par l’intermédiaires des inspections d’académies(IA).

Un atelier de trois jours allant du Lundi 07 Juin au Mercredi 09 dans tout le département d’Oussouye qui réunit les enseignants dans leurs établissements, pilotés par les chefs desdits établissements.

Une formation sur les axes transversaux sur la gouvernance scolaire qui renforce la capacité des enseignants de l’élémentaire et du moyen. Le Sénégal en ces dernières années a connu un fort taux de déperdition scolaire celle-ci due à plusieurs raisons entre autre les châtiments corporels, les manques d’extraits de naissance, le confiage,les différentes formes de violences subies par les apprenants dans les classes, le manque d’infrastructures adéquates, le manque de cantines scolaires, manque de moyens financiers des parents, l’insécurité du trajet à l’école, l’intimidation et le harcèlement, le climat social .Des facteurs qui pour la plupart constituent un blocage pour un bon déroulement des enseignements-apprentissage dans nos différentes écoles. Ainsi, l’Etat du Sénégal en partenariat avec le programme Américain USAID Passerelles ont signé un projet quinquennat, allant d’Octobre 2018 jusqu’ en Septembre 2023 dans les régions de Ziguinchor, Kolda, Sédhiou et Kédougou, un suivi dans les enseignements apprentissage avec un financement à hauteur de 25 millions de dollars américain pour une meilleure amélioration de la qualité du système éducatif dans ces zones.

Une formation qui suscite beaucoup de polémiques du coté des enseignants pour des perdiemes qui varient selon les milieux. Ce qui crée des frustrations dans certaines zones du département d’Oussouye comme le Lycée de Mlomp/Kassa et le Lycée de Cabrousse et une des écoles élémentaires de la place avec les premiers boycotts. Des perdiemes qui varient de 6000F à 3000F la journée selon les lieux. Un tel écart qui crée des frustrations de la part des enseignants.

Pour faire alors comprendre et amener ces derniers à la raison et à bien apporter une réflexion positive sur cette différence de taux, un des inspecteurs adjoints du département fait une descente sur le terrain pour apporter plus de clarté à la situation, « Il y a eu un petit malentendu pour la prise en charge. En milieu rural, la pause café c’est 1000F et la pause déjeuner c’est 2000F, ce qui revient à 3000f tandis qu’en milieu urbain pause café c’est 2000F et pause déjeuner c’est 4000F, ce qui fait 6000F pour le compte du G50 », a clarifié l’Inspecteur Adjoint au niveau de l’IEF d’Oussouye.

Si les enseignants se soucient de l’aspect pécuniaire dans cet atelier qui les réunit pendant ces trois jours, le souci de nos autorités académiques semble être loin de cela mais plutôt apporter d’abord de nouvelles révisions au système actuel pour une éducation de qualité.

Moro Junior Dahaba.



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