L’Entrée Dans Le Bois Sacré/Une Epreuve A Faire Revenir Chez Plusieurs Ethnies Au Sénégal En Ce 21e

Le Sénégal, autrefois était le pays de référence de toute l’Afrique par sa richesse en culture, son hospitalité appelée « la téranga ».Un pays composé de plusieurs ethnies avec diverses cultures. Des cultures qui étaient autrefois lues et à la visitées par sa jeunesse à travers des sages qui étaient les maîtres et gardiens de temples du savoir.

La société sénégalaise d’autrefois était l’une des plus traditionnelles de l’Afrique, dirigée par des sages. Une société avec diverses ethnies avec des pratiques culturelles différentes les unes des autres ayant toujours comme dénominateur commun, l’éducation traditionnelle basée sur les valeurs culturelles du monde noir. Des pratiques qui servaient d’armes sociales, d’écoles pour faire toujours face à une situation devant soi.

Cette école était chez plusieurs ethnies, l’entrée dans le bois sacré, une épreuve riche en contenus qui n’a jamais été dévoilés une fois que l’on y sort.

Aujourd’hui, une école rejetée par plusieurs ethnies, dominée par le modernisme, excepté quelques ethnies qui la pratiquent toujours.

En Casamance c’est l’école du bois sacré, un institut qui a pour objet l’initiation des jeunes aux valeurs culturelles et morales. Une épreuve qui se pratique chez les diolas en année d’intervalles, appelée le « Bouckout », les mandingues, le « Kouyamba ».Elle constitue la deuxième phase après la circoncision, des années après cette petite épreuve. Elle forme, instruit l’adolescent ou le jeune au civisme, au respect des valeurs culturelles, ancestrales et morales.

Son abandon dans plusieurs sociétés au Sénégal a beaucoup impacté cette nouvelle génération qui se dit moderne, indépendant sans aucune sagesse du monde noir.

Une jeunesse vide de connaissances anciennes, perdue sur le chemin de la quête du savoir. Une jeunesse qui a écarté ses valeurs, ses pratiques face à celle d’autrui, l’Occident. Une telle pratique qui, souvent induit dans une perte de valeurs. Comme dit le feu poète Senghor « Il est bon de s’ouvrir mais il faut toujours s’enraciner ».

L’entrée dans le bois sacré transforme le jeune en un vrai être humain mature d’esprit, de comportement vis-à-vis des ainés, savoir interpréter la vie et ses vices. Une école pleine de codes que l’on apprend aux jeunes comment les décoder une fois devant une situation. Le bois sacré constitue l’entrée dans la vraie case d’hommes où sont uniquement maîtres, les sages de la société ayant subi ces mêmes pratiques des années d’avant.

Aujourd’hui l’absence de cette pratique laisse un grand trou dans le comportement de la jeunesse .Une jeunesse qui se mesure aux ainés et ancêtres ne donnant plus l’oreille aux sages pour des conseils. Les conseils d’un sage laissent toujours ses fruits tomber dans un monde lointain. Or la jeunesse actuelle est celle dont le vœu est de voir se réaliser dans l’immédiat. Nos conseils de sages sont actuellement tous considérés comme de l’allégorie dans le mythe de la caverne d’Œdipe, de l’imagination, du faux. Ses vieillards sont les seuls maitres dans ces écoles où ses connaissances tendent à disparaitre dans presque plus de 90% de nos sociétés.

Chère jeunesse de ce 21e siècle, il est temps que l’on profite de nos sages pour le retour de cette école pleine de savoirs avant la tombée de ces baobabs qui constituent nos bibliothèques où puiser des sources de connaissances.

Moro Junior Dahaba.



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