La Modernisation Du Mariage/Un Combat De La Paroisse Saint Yves Et Claire D’Elinkine.

Après Elinkine, Wendaye, une des Iles du département d’Oussouye c’est le tour d’Ourong, une seconde Ile du même département d’avoir accueilli ce dimanche 18 Avril 2021, une importante délégation de l’église de la paroisse Saint Yves et Claire d’Elinkine composée de curés, de catéchistes et des fidèles à . Une rencontre qui vise à préparer pour unir selon la religion catholique dans l’église environ une dizaine de familles déjà unies par les liens du mariage traditionnel et civil. Un mariage non reconnu par l’église catholique et qui est synonyme de concubinage selon la religion.

L’Afrique était l’un des continents du monde où la tradition constituait un poids dans les pratiques sociales. Un continent riche en cultures, croyances et pratiques ancestrales.

De telles pratiques et croyances ont vu une transformation avec les efforts d’évangélisation des premiers missionnaires blancs venus de l’occident et chargés d’initier, de sensibiliser et de purifier le peuple de certaines croyances archaïques.

L’Afrique avait une religion basée sur la tradition, appelée religion traditionnelle. Une religion purement animiste avec ses croyances héritées des ancêtres .Une religion qui mettait en avant les cultes et la vénération des dieux mythiques, surtout des ancêtres.

Les premières églises en Afrique ont vu le jour avec l’arrivée des premières missionnaires blancs, envoyés du Vatican qui s’installèrent dans le continent noir. Des missionnaires qui avaient comme vocation réveiller les mentalités, sortir l’Africain du mythe et l’approcher à la modernité. C’est le début d’une conquête religieuse marquée par la conversion des premiers animistes au christianisme.

Ainsi commença une religion nouvelle, le christianisme avec comme lieu de culte, l’église catholique avec ses principes d’ordre morales, une religion basée sur l’adoration d’un Dieu unique auquel tout le monde croit.

Une religion qui combat plusieurs choses entre autres l’union entre l’homme et la femme à vivre selon les recommandations de la religion, à savoir la monogamie, l’indissolubilité du lien et la célébration du mariage devant un ministre de l’église.

Pour cela, la paroisse d’Elinkine cherche, à régulariser des situations entre des couples qui vivent depuis des années un lien qui est reconnu par la loi civile mais qui n’est accepté par l’église.

Un parcours organisé sous forme de caravanes qui sillonnent les différentes localités polarisées par la paroisse mère qui est Elinkine. Une caravane qui forme, prépare ces couples unis par la tradition et pas encore par la religion à travers des thèmes et des réflexions partagés.

C’est après avoir débuté par la maison mère puis à Wendaye, que la caravane a posé ses valises ce dimanche dans l’Ile d’Ourong avec une dizaine de familles, pour les préparer, les sensibiliser sur le sens de la famille. Une journée de partage après la messe dominicale surtout comment fonder une famille, avec la foi chrétienne, une famille basée sur la tolérance.

Une journée qui est marquée par une importance capitale pour ces futurs couples devant entrer et valider leur union pour le pire et le meilleure si l’on se fie des propos d’un de nos interlocuteurs ,membre de la paroisse d’Elinkine et aussi membre des familles en préparation, Maurice Diémé’’ Depuis qu’on a eu l’arrivée de ces pères missionnaires ,on s’est senti à l’abri de tout abandon car on est assuré qu’il y a un homme de dieu, un religieux à coté de nous qui nous donne des conseils sur la vie de foi et sur la vie en famille. Si nous reculons en arrière, il y avait eu ces dernières années, au niveau du Vatican deux synodes qui parlaient de la famille, un pilier incontournable dans la vie sociale et de l’église. Concernant ce genre de rencontre, l’église demande comme temps de préparation, qui va permettre aux couples de se questionner et de réfléchir sur un tel engagement qui met en jeu toute la vie du couple ‘’. A dit notre interlocuteur.’’

Avec un tel combat, l’espoir semble être permis que d’ici une décennie, les mariages pourront se faire par une union directe à travers les églises comme les seuls témoins d’une religion de partage, de tolérance mais surtout de fois.

Moro Junior Dahaba.

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