Sédhiou/Les Activités De Pisciculture Suspendues A Diaroumé.

Située sur l’axe Sédhiou-Kolda, la commune de Diaroumé est caractérisée par sa beauté naturelle par le fleuve qui constitue l’une de ses premières richesses naturelles. Un fleuve que l’on peut regarder à perte de vue malgré l’absence de mangroves qui marquent le décor de l’eau mais aussi sa richesse en poissons. Au bord du fleuve, non loin de la rive, étaient creusés des étangs qui servaient d’aires piscicoles. Une activité qui a été brusquement suspendue depuis un certain temps.

Un village qui a toujours eu des difficultés de poissons depuis des années, malgré le repiquage de mangroves pouvant attirer des poissons de grosses espèces pour la ponte des œufs.

Face à cette difficulté de poissons, le village a pour une première fois creusé son premier étang en 2012 puis le deuxième par l’Agence Nationale d’Aquaculture(ANA) par une machine qui a été enfin tombée en panne.

Les trois étangs plus un magasin du coté Est du fleuve ont été creusés par le PAPEJF (Projet d’Appui à la Promotion des Jeunes et des Femmes) puis semé par l’ANA pendant les 6mois pour la période de récoltes.

Le délai de retard des récoltes ont occasionné l’endommagement du filet et l’accès des oiseaux qui ont fini par tout dévorer.

Seules deux récoltes ont été faites dans le premier étang creusé par le village avant d’être abandonné pour faute d’entretien depuis 2018.

Rappelons qu’aujourd’hui cette activité de pisciculture est l’une des principales activités, associée à la pêche pourrait contribuer au développement de cette zone et ses environs car après l’hivernage, la pêche demeure l’unique activité économique de la population.

Selon les informations émanant de notre source proche, un des gérants de cette zone d’aquaculture, il est toujours en train de faire des démarches pour la relance de cette activité. « J’ai rencontré des autorités chargées de la question à plusieurs reprises et jusqu’à présent je suis avec les démarches. Le problème est que je suis toujours le seul. Je garde toujours espoirs, j’espère que les choses reviendront à la normale. » a laissé entendre notre interlocuteur.

Si d’aucuns se lamentaient de la question de salinité du fleuve qui aurait été la principale cause de difficultés de poissons mais aussi la mort des premières mangroves qui ont été plantées, les problèmes liés au disfonctionnement de la pisciculture dans cette nouvelle commune créée avec l’acte 3 de la décentralisation ne seraient pas les mêmes causes mais plutôt l’union des forces et un retard dans le respect des délais de durée d’élevage. Une activité qui a besoin de plus de mains de la part des autorités et celle de la population locale pour une autonomisation en poissons en abondance de toutes sortes d’espèce mais aussi promouvoir l’emploi des jeunes dans cette zone.

Moro Junior Dahaba.



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