ZIGUINCHOR / LE CFP EX CRETEF UNE SOLUTION AU DEFI DE L’ENTREPRENARIAT

Le Centre Régional de Formation Professionnel (CRFP) de Ziguinchor, un établissement de formation des jeunes reste de nos jours incontournable dans la promotion de l’entreprenariat. Avec ses multiples unités de formation, il ouvre la porte d’une qualification aux jeunes.

Créé en 1967, le CRFP avait pour vocation de former les jeunes filles aux métiers de la vie comme la couture, la coiffure et la restauration ce qui a valu son nom de CRETEF (Centre Régional d’Enseignement Technique Féminin). « Ce centre recevait les jeunes filles surtout celles désœuvrées qu’il formait aux métiers de la vie afin de les redonner l’espoir d’un lendemain meilleur » nous dit Monsieur Badji formateur.

En 2005, le CRETEF change pour devenir CFP (Centre de Formation Professionnel) pour intégrer l’approche genre et permettre aux jeunes tout sexe confondu de pouvoir bénéficier des mêmes avantages dans le cadre de la formation professionnelle. Ce qui nous permet de constater la présence de garçons comme de filles dans presque toutes les filières.

Aujourd’hui le CFP de Ziguinchor reçoit les jeunes âgés de 16 à 40 ans garçons et filles ayant au moins le niveau de la 4ème collège. Le choix du niveau d’étude se justifie par le fait que des cours sont toujours dispensés à l’image des établissements d’enseignement général. Plusieurs filières y sont enseignées tels que la couture, la coiffure, la restauration, l’agroforesterie… A la fin de leurs formations, un examen national leur est soumis et les admis sortiront avec le CAP ou l’attestation selon leurs niveaux de recrutement et deviennent opérationnels.

Au CFP, c’est aussi l’enseignement des disciplines comme le français, les mathématiques, l’éducation physique et sportive…. comme dans les établissements d’enseignement général. Ce qui permet de renforcer le niveau d’étude des pensionnaires de ce centre.

Un projet dénommé APTE- SENEGAL logé à la CARITAS de Ziguinchor a tissé un partenariat avec ce centre et prépare les apprenants à la vie future en les orientant vers l’auto- emploi c’est-à-dire l’entreprenariat. Ce projet permet aux apprenants d’avoir un aperçu sur le monde extérieur à travers neuf modules qui leurs sont enseignés tels que les stages d’apprenants et opportunités d’insertion, les activités de visites d’entreprises, le développement personnel, les modules APTE au travail, les CILC…, des modules que les professeurs et les apprenants trouvent très intéressants.

Cette opportunité qui s’offre à la jeunesse casamançaise n’est jusque- là pas bien perçue par cette dernière pour plusieurs raisons. De l’avis de Monsieur Badji formateur, certaines populations pensent que ce centre est réservé aux exclus du système éducatif. Pour d’autres ce centre est réservé uniquement aux jeunes filles car les métiers qui y sont enseignés sont destinés aux femmes comme la couture, la coiffure, la restauration.

A l’heure où nous somme et au vu de l’évolution de la société, on se poserai la question de savoir s’il existe des métiers réservés aux femmes ou aux hommes. Dans nos cérémonies, très souvent sont des hommes qui se chargent de la restauration comme dans les hôtels et restaurants. Dans les salons de coiffure et les ateliers de couture il en est de même. Combien de femmes menuisières, mécaniciennes ou architectes avons vu ?

Malgré les nombreux appels lancés à l’endroit des jeunes de la Casamance pour la fréquentation de ce centre celui- ci peine toujours à faire le plein dans les salles de classe. Cet énième appel sera- t- il entendu ou tombera- t- il dans des oreilles de sourds, l’avenir nous édifiera.



75 vues0 commentaire