Ziguinchor / le Secteur Informel au ralenti en cette période de Covid-19.

En cette période de pandémie de la covid-19, certaines activités du secteur informel à Ziguinchor sont en difficultés dues à la propagation de la maladie dans la région.


Ziguinchor, une région naturelle à potentiel économique regorge d’énormes activités à but lucratif. Des activités dans lesquelles, on se frottait les mains au quotidien.

Seulement pas plus de quatre mois après avoir traversé les frontières asiatiques, européennes et américaines que le fameux virus, la covid-19 a franchi les frontières africaines pour s’infiltrer au Sénégal avec la déclaration du premier cas le 02 Mars 2020.

Ainsi, après la prolifération des cas multiples ayant causé l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu, certains secteurs informels à Ziguinchor font face aujourd’hui à des difficultés.

Si l’on se réfère à Mamadou Wouri Diallo, vendeur de charbon dans un des quartiers de Ziguinchor, le coronavirus a tout chamboulé, a-t-il déclaré : « Depuis l’avènement de la covid-19, nous souffrons beaucoup, on a du mal à recevoir du charbon, nous ne voyons presque pas les clients. » 

Selon Mme Salimata Coly, vendeuse de petit déjeuner, « la situation est très difficile pour nous bien qu’on gagne un peu. Avec le corona, les gens nous fuient, ils ont même peur de nous fréquenter. Et pire, le couvre-feu a changé mes activités nocturnes car je vendais les nuits pour mes clients », a-t-elle souligné

Babacar Danfa, jeune cordonnier à la trentaine au marché Boucotte, « cette période de corona est plus que difficile pour nous cordonniers, car la plupart de nos clients viennent des autres départements »a t-il déclaré

Sur le même alignement, Fatoumata Binta Sylla, vendeuse de mangues et voisine de Babacar Danfa, « Pour nous femmes vendeuses de mangues, nous souffrons énormément, car le corona a tout perturbé, on ne compte que sur ça comme activité, nos maris ne travaillent plus dû à l’arrêt du transport malgré la reprise progressive », a-t-elle indiqué.

Mais malgré ces difficultés, certains secteurs se réjouissent et rendent grâce à Dieu. C’est le cas de ce jeune maçon à la vingtaine, Jean Dacosta : « On rend grâce au tout puissant depuis l’arrivée du corona, nous travaillons tous les jours, nous n’avons pas de problème de paiement. Notre seul problème, c’est parfois le retard avec l’arrivée de nos commandes de ciment. », a-t-il souligné.

La crise sanitaire a plongé presque toute la région dans le noir malgré les différentes mesures d’assouplissement que les autorités ont prises. Le grand souci de la population de ces secteurs de l’informel est l’éradication définitive de la pandémie et une reprise florissante des activités génératrices de revenu.




  • Youtube
  • Facebook
  • Twitter
UNION REGIONALE
SANTA YALLA
0

Inscrivez vous à notre newsletter

  • Facebook
  • Twitter
  • YouTube