ZIGUINCHOR /LES RIZICULTEURS EN DIFFICULTES FACE AU DEFICIT PLUVIOMETRIQUE

A peine démarré en Juin 2021 avec quelques gouttes d’eau qui ont arrosé l’étendue du territoire national, l’hivernage a pris quelques périodes de « congé » pour reprendre en ce début d’Aout. Une situation qui pose d’énormes difficultés aux riziculteurs de la région.

Le manque d’eau

« Au début, nous avons dit que cette année, il ne pleuvra plus. Après les premières pluies du mois de juin, nous avons observé une longue rupture presque deux mois », a expliqué avec tristesse, Marie Diatta, rizicultrice à Ziguinchor Kobitène. Ajoute encore cette maman désespérée en face de ces petites pépinières de riz environ moins de 10 cm en ce début du mois d’Aout : « Ces petites plantes que vous voyez, nous les avons semées il y a quelques jours. Il se pourrait que la pluie continue avec force. Ces pépinières si nous les avons semées bien avant peut être aujourd’hui on en serait pas là. Et voilà que des herbes sauvages nous envahissent et nous sommes obligées de les désherber si non le riz risque d’être mince. » Dans sa narration, la cinquantaine continue toujours avec les difficultés auxquelles les riziculteurs sont confrontés en cette saison 2021 : « Il y a toujours mes amies qui ont semé et depuis lors elles attendent encore. D’habitude à pareil moment nous sommes avec les repiquages. Que faire avec la volonté de Dieu, personne n’y peut rien. »

Une situation que Jean Christophe, jeune agriculteur et voisin champêtre de Marie vit difficilement. « Franchement cette année je suis trop en retard par rapports aux années précédentes due au retard pluviométrique que nous avons observé. Beaucoup de gens ont accusé un retard », se désole ce jeune agriculteur.

La cherté des prix

Jadis quand on se promenait derrière les grottes du Séminaire Saint Louis en proximité avec le collège Saint Charles Lwanga de Ziguinchor, c’est des cris de joie, des chansons en cœur, des jeunes en lignes parallèles, des « Kadiandou » à la main, telle était la joie pour la plupart des jeunes écoliers qui travaillaient pour juste aider les mamans. « Beaucoup d’entre nous ont arrêté de cultiver. Les prix sont chers, il parait que cette année les cultivateurs ont augmenté les prix. Beaucoup n’ont pas les moyens. Imaginez, vous devez payer les cultivateurs, les nourrir, cela vous coute excessivement cher. Avec le temps qui a changé, beaucoup de jeunes s’adonnent à l’agriculture pour subvenir à leurs besoins pendant l’année scolaire.», se désole Jean Christophe.

Les animaux, un frein pour la croissance du riz

« Nous qui habitons aux alentours de Kobitène, nous sommes tous propriétaires d’animaux errants. C’est à nous d’alerter nos voisins pour l’entretien des animaux durant l’hivernage. Parfois tu peux cultiver et les animaux entrent et broutent tout », nous raconte cette habituée des rizières avec inquiétude. En plus de ces difficultés que j’ai évoquées, nous voulons beaucoup d’aides car une seule main ne peut pas applaudir toute seule. Si vraiment les autorités peuvent nous aider, cela nous donnera beaucoup de satisfaction », lance avec un air désespéré la dame à la cinquantaine.

L’hivernage 2021, installée avec des difficultés plongent les riziculteurs dans une profonde inquiétude. Une situation qui oblige ces derniers à demander plus de soutiens aux autorités pour une agriculture avec moins de difficultés.

Par Moro Junior Dahaba.






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